CE QUE TOUS LES CH'TIMIQUES DE L'EST INDUSTRIEL DE MONTRÉAL DOIVENT SAVOIR ET POUVOIR APPLIQUER

CE QUE TOUS LES CH'TIMIQUES DE L'EST INDUSTRIEL DE MONTRÉAL DOIVENT SAVOIR ET POUVOIR APPLIQUER
CE QUE TOUS LES CH'TIMIQUES DE L'EST INDUSTRIEL DE MONTRÉAL DOIVENT SAVOIR ET DEVRAIENT SURTOUT POUVOIR APPLIQUER

vendredi 27 novembre 2015

Le SUNCORGATE, les 18-19-20 novembre

Note d'ICSC-EM - Le 18 novembre courant, La Presse publiait que l'intersection Autoroute 40 et boul.St-Jean-Baptiste était une zone à très haut risque à cause de la présence des réservoirs de butane   Suivait un deuxième article mentionnant que plusieurs projets immobiliers étaient désormais  mis en péril dans cette zone. Le lendemain  19 novembre,paraissait le compte rendu de déclarations sur le sujet du maire Coderre, du ministre par intérim de la Sécurité publique et de notre  députée Nicole Léger. Le 20 novembre, le Conseil pour la réduction des accidents industriels majeurs(CRAIM)et dont ICSC-EM est membre, émettait un communiqué de presse contenant une sérieuse mise en garde  aux autorités de la  Ville de Montréal. Or, cet avertissement  n'a jamais été repris par les médias. Le voici.

Le Conseil pour la réduction des accidents industriels majeurs invite les autorités publiques à s'inspirer de ses travaux dans la prise en compte des risques industriels dans l'aménagement du territoire
MONTRÉAL, le 20 nov. 2015 /CNW Telbec/ - Le Conseil pour la réduction des accidents industriels majeurs (CRAIM) tient à réagir suite à la publication d'avis par la ville de Montréal et aux articles portant sur les « Zones à haut risque », publiés dans La Presse. 
Le CRAIM croit que l'harmonisation des stratégies de prévention et de lutte contre les accidents industriels majeurs ne peut que se faire avec une participation active des autorités locales, des industries ainsi que des citoyens à des Comités mixtes municipalité industrie (CMMI).  

« Une concertation avec les parties prenantes locales, tel que l'on retrouve au sein des CMMI dans plusieurs régions du Québec, est gage de succès. Ce modèle de gestion proposé par le CRAIM, Environnement Canada et le Ministère de la Sécurité Publique a démontré son efficacité dans le passé », indique Dimitri Tsingakis, président du conseil d'administration du CRAIM.  

Outre la concertation locale, le CRAIM met de l'avant une méthode d'analyse des risques rigoureuse. Cette approche fait la distinction entre les zones pour la planification des mesures d'urgence et celles qui visent à établir les usages permis sur un territoire donné. Le CRAIM propose également aux autorités publiques de tenir compte de son processus dans le cadre de l'évaluation des risques et dans l'élaboration des usages permis pour les secteurs avoisinant les sites industriels. « La planification du territoire doit se faire en tenant compte des conséquences possibles d'incidents et de la probabilité que ceux-ci se produisent », ajoute M. Tsingakis.  

La méthodologie proposée par le CRAIM est décrite dans un document sur l'aménagement du territoire et la planification de mesures d'urgence. Ce document est disponible ici.  

Tel qu'exprimé plus haut, le CRAIM est d'avis que la gestion des risques doit se faire avec transparence et rigueur. D'une part, le CRAIM insiste sur l'importance d'un dialogue avec la communauté, afin de sensibiliser la population à la présence de ces risques et aux mesures de protection existantes, tout en favorisant une culture de sécurité civile. D'autre part, l'utilisation d'une méthodologie rigoureuse de gestion des risques d'accidents industriels majeurs et d'aménagement du territoire, qui fait l'objet d'un consensus au sein des experts, permet de réduire les risques à la source et, si malgré tout, un incident industriel survient, en réduire les conséquences. 

À propos du Conseil pour la réduction des accidents industriels majeurs

Le Conseil pour la réduction des accidents industriels majeurs (CRAIM) est un organisme à but non-lucratif dont la mission est d'offrir un lieu commun où tous les intervenants concernés par les risques industriels peuvent se rencontrer pour échanger leurs connaissances dans le but de réduire la fréquence et la gravité des accidents industriels majeurs. Dans ce but, le CRAIM a publié en 2007 une nouvelle version de son Guide de gestion des accidents industriels majeurs à l'intention des municipalités et de l'industrie. Ce guide présente une démarche de gestion des risques basée sur la concertation des diverses parties prenantes de la société civile dans une municipalité ou région donnée.        

Les principes d'évaluation du CRAIM sont reconnus et font l'objet d'un consensus important. Ils sont largement utilisés au Canada.
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SOURCE Conseil pour la réduction des accidents industriels majeurs (CRAIM)
 

mercredi 10 juin 2015

NOTRE DOSSIER SUR LE 3e TEST DE QUELQUES SIRÈNES INDUSTRIELLES EXÉCUTÉ le 4 JUIN 2015

RÉTROACTION  SUR  NOTRE ALERTE CITOYENNE AUX MÉDIAS DE L’EST DE MONTRÉAL À PROPOS DU TEST DE SIRÈNES INDUSTRIELLES  TENU LE 4 JUIN 2015

(Montréal,  9  juillet 2015) – Le 3 juin dernier, Initiatives citoyennes en sécurité civile de l’Est de Montréal (ICSC-EM)  a spécifiquement communiqué  avec les intervenants des hebdomadaires du réseau Transcontinental dans l’est de Montréal  à propos du 3e test  de sirènes d’alerte annoncé pour le lendemain, pour qu’ils ne fassent pas des « Bougingo » d’eux-mêmes en reproduisant dans leurs pages le communiqué du Centre de sécurité civile de Montréal (CSC) sans plus de vérifications, alors qu’ils avaient amplement couvert le précédent test du 20 novembre 2013 à la suite de nos avis d’alerte citoyenne retenus et payés par ICSC-EM dans leurs pages [http://icscem.blogspot.ca/2014/01/test-de-son-de-trois-sirenes.html]
L’Avenir de l’est et le Flambeau de l’est ont effectivement mandaté leur journaliste David Riendeau pour ce faire, tel qu’on a pu le lire dès le lendemain du test dans l’édition électronique, et le 9 juin dans leurs versions-papier [http://journalmetro.com/local/pointe-aux-trembles-montreal-est/actualites-pointe-aux-trembles-montreal-est/788804/sirenes-dalarme-des-fuites-toxiques-le-test-revele-une-faille-chez-suncor/].
Le 15 juin, ICSC-EM a transmis aux répondants industriels et municipaux de l’est montréalais- membres  du comité de coordination du test, copie de  son communiqué aux médias envoyé le  3 juin, et les a invités à réagir ou à se retirer de la liste prévue pour cet envoi-ci. -  Seuls, un représentant industriel nous a fourni des informations complémentaires à celles que nous avions demandées et obtenues d’un participant industriel au post-mortem téléphonique CSC du 8 juin,  et une représentante municipale nous a demandé le retrait de son nom, compte tenu qu’elle n’était plus participante -
Nous publions aujourd’hui, à l’exception de la 4e section,  les résultats de notre analyse de ce test, complétant ainsi notre    « recours préventif »  en élaboration, de  citoyens-représentants  de ce  public montréalais  exposé aux risques technologiques dans l’est de l’île. Celui-ci  étoffera  nos prochains   signalements, plaintes, dénonciations  et interpellations  auprès des autorités publiques, professionnelles et privées compétentes, à la suite du bâillonnement municipal  poursuivi depuis l’automne 2011, contre la corporation    « Comité mixte municipalités, industries, citoyens de l’est de Montréal  (CMMIC-EM) »  et qui, par  la convocation d’une assemblée générale spéciale le 25 mars 2015, a malicieusement  conduit  à  l’implosion de notre instance  de gestion volontaire et  partagée des risques (fondée en 1995),  avec l’adoption [mais sur division/dissidence des citoyens-membres] d’une demande de dissolution au Registraire des entreprises du Québec, dont le processus est en cours. 
Rappel | Notre analyse du test effectué en 2013 
L’analyse du deuxième test de sirènes industrielles coordonné par le Centre de sécurité civile de Montréal  effectué le 20 novembre  2013 [sans aucun  égard aux recommandations du  CMMIC-EM  compilées lors de sa rétroaction au premier test 2012], a été élaborée et  publiée le 29 janvier 2014  par les trois administrateurs-citoyens du CMMIC-EM mais  à titre de dirigeants d’Initiatives citoyennes en sécurité civile de l’Est de Montréal – Cf. http://icscem.blogspot.ca/2014/01/test-de-son-de-trois-sirenes.html 

Grâce à la collaboration de soixante-quinze (75) observateurs-auditeurs-rapporteurs  omniprovenances,  quatre-vingt-dix-neuf (99) observations avaient été communiquées à ICSC-EM à partir de soixante-quinze  lieux d'audition et d'observation localisés  à Pointe-aux-Trembles (ouest), Montréal-Est, Mercier-Hochelaga-Maisonneuve (Districts Tétreaultville et Louis-Riel (nord) et Anjou. Les cris  des sirènes avaient été rapportés à 80% inaudibles ou faiblement audibles, et à  20%,  nettement audibles. Quant au comportement des quelques  personnes évoluant  à proximité des observateurs situés à l'extérieur  et où le son des sirènes pouvait être entendu, ceux-ci avaient noté une totale indifférence de leur part,  à l'exception d'une équipe de  travailleurs  du CN et d'un chimiste en attente de son autobus. Grâce à la loi d’accès à l’information, ICSC-EM avait appris  que seize (16) signalements (négatifs sur l’audibilité) avaient été communiqués au 311 et  près de 10 000$, incluant les taxes, avaient  été dépensés par nos 4 instances municipales concernées, une fois déduites les contributions financières des trois entreprises industrielles (Cepsa, Chemtrade et Saputo) à certaines catégories de coûts. Enfin, sensibilisés par la parution dans  leurs propres médias, de l'annonce de l'alerte citoyenne,  retenue et payée par ICSC-EM,  sur les dessous de la tenue du test, les journalistes de trois hebdos de quartier avaient effectué un suivi de l’exercice, et publié les mêmes constats.

Slogan utilisé lors de
 notre 1 ère
campagne sur
les risques en 2003
Note : un peu de rétrospective sur les tests de  sirènes  dans l’Est…
C’est le CMMI de l’est de Montréal [avant son incorporation CMMIC-EM en 2007] qui a coordonné  les premiers tests de sirènes industrielles depuis la 2e campagne de communication des risques en 2004-2005, puis la dernière en 2006 (Shell et CEPSA). Déjà les rétroactions de ces tests confirmaient l’impossibilité de leur seule audibilité à la pleine  grandeur des zones d’impact des risques toxiques analysés,  pour susciter chez  leurs  résidants exposés, le premier réflexe commandé par les autorités, celui de la mise instantanée à l’abri et l’application conséquente des consignes. 

Note additionnelle : en 2014, il n’y a pas eu de test coordonné. Le CSC était plutôt engagé dans son processus de déconstruction du CMMIC-EM, notamment avec  sa  préparation unilatérale  d’un évènement de communication à la population, des risques industriels présents dans l’est de l’île. Sa soirée d’information du  20 novembre 2014, n’a attiré, selon l’estimé d’une journaliste présente, qu’une cinquantaine de personnes. La partie citoyenne du CMMIC-EM a procédé à un examen  rigoureux  de cette initiative du CSC, pour en souligner les très nombreuses lacunes. On peut consulter l’analyse faite par le soussigné, à http://icscem.blogspot.ca/2015/05/icsc-em-publie-lanalyse-de-la-soiree-de.html

Notre analyse du  test effectué le 4 juin 2015 dans l’est de Montréal
Participant  au test du 4 juin  chez SUNCOR (raffinerie et usine de soufre) et sur le terrain  de Metro-Richelieu (12225 boul. Industriel),  le représentant d’ICSC-EM a bénéficié, à sa demande auprès des répondants industriels participants et membres de l’Association industrielle de l’Est de Montréal (AIEM)   d’informations complémentaires et validant ses propres observations. Compte tenu de l’ampleur du déploiement des ressources mixtes citoyens-industriels pour l’analyse ICSC-EM 2013 et des résultats obtenus confirmant ceux enregistrés en 2012, 2006 et 2004, il n’a pas été jugé nécessaire d’en faire autant pour l’analyse 2015. Cependant, nous avons cru autant nécessaire qu’utile, de solliciter spécifiquement   les  directions de l’information et les journalistes  de nos hebdomadaires locaux, à s’intéresser non seulement à l’annonce, mais surtout  à l’exécution du test.

En  se  basant  sur nos recherches et  observations  ainsi que  sur  les résultats communiqués à ICSC-EM  par  entreprises industrielles CEPSA et SUNCOR et  les informations obtenues de l’AIEM,  nous  examinerons 1- l’organisation du test, 2-l’information transmise au public avant le test,  et,  3-l’exécution du test, ce,  en comparant le contenu des communiqués municipaux publiés dans les hebdomadaires de quartier et sur internet ainsi que  le reportage paru dans l’Avenir et le Flambeau. 4- Suivront  nos conclusions ***, notamment  à la lumière de certains des  constats du vérificateur général de la Ville de Montréal parus dans son rapport 2014  récemment déposé au conseil municipal de Montréal, ce, alors qu’un processus est  engagé malgré les objections des citoyens, « pourtant reconnus le 3 juillet 2015 par l’administration Coderre, « comme désormais CLIENTS d’une nouvelle culture à instaurer dans les services et arrondissements »,  pour  faire disparaître l’instigateur des tests de sirènes, le CMMIC-EM !!!  | *** Nos conclusions (section 4) seront publiées au début du mois d’août.

1-   L’organisation du test 2015
18 installations à risques
 industriels majeurs sont
 situées  dans l’Est sur les 42
 soumises dans l’île au
 règlement des urgences
 environnementales (RUE). 
Selon les informations que nous avons pu glaner  ici et là, puisqu’aucun représentant-citoyen n’en faisait partie,  la composition du  comité de coordination créé par le  CSC pour le test 2015, a ignoré tant   le CMMIC dans l’est, qu’il a plutôt remplacé par l’AIEM,  que son équivalent, le Comité industriel en sécurité  de Lasalle. Elle  s’est limitée, outre le directeur général de l’AIEM,  aux représentants de 6 entreprises  participantes (7 sirènes) et à 13 (!!!) intervenants municipaux, majoritairement répondants de  communications (Montréal-Est, arr. Anjou, arr. RDP-PAT, arr. Lasalle, arr. Montréal-Nord et Ville-centre). 

Cédulé à l’origine pour la mi-mai, l’exercice a été déplacé au 4 juin, et on a pu constater que l’entreprise SAPUTO s’en était désistée ainsi que l’arr. d ’Anjou. L’élaboration, tant des contenus d’information pour le public et leur financement, que des conditions techniques reliées aux séquences du déclenchement des différentes sirènes testées, nous apparaissent avoir été les seuls objectifs opérationnels dudit comité. Notons-y l’absence, outre celle les représentants-citoyens, de tous les autres partenaires en mesures d’urgence et associés précieux à la préparation et au suivi de ces tests dans le passé du CMMIC-EM.

On s’interroge donc s’il y a eu de la part des membres de ce comité,   une tentative quelconque  d’optimisation   par rapport aux tests 2012 et  2013,  pour lesquels  les « vox populi » décrient leur inefficacité constatée, détonnant d’avec    l’offensive  « marketing » des sérénades annuelles  de nos « sirènes » municipales – vous savez, cette prétendue audibilité des « cris » de sirènes industrielles,  telle, qu’elle devrait enclencher, en situation réelle,  le réflexe comportemental assuré  de « mise à l’abri » et l’application en conséquence des consignes apprises- . Si on se réfère aux constats des observateurs dans l’est, ce sont plutôt les seules conditions climatiques prévalant le 4 juin après-midi à Montréal, qui auraient  favorisé une meilleure   audibilité (à l’extérieur), et hors -exposition aux  bruits ambiants dépassant 60 db,  que durant lors des tests exécutés durant les mois de novembre 2012 et 2013. 

Par ailleurs, soulignons l’irruption d’une composante  majeure d’alerte générale,  survenue  le 5 mai à 13h58, et déterminante, souhaitons-nous l’an prochain,  pour  en
finir avec ces bricolages acoustiques montréalais,  à effets placebo d’apparente préparation du public  aux  sinistres technologiques. Sommes-nous surpris, elle s’est produite  sans même que le  CSC et ses partenaires en soient préalablement informés!!! Il s’agit du premier test d’alerte national « Québec en alerte » 


NOTE - Avant d’aborder 2-l’information transmise au public avant le test, ICSC-EM voudrait signaler une déclaration étonnante de la chef divisionnaire au Centre de sécurité
Photo Le Devoir -J.Nadeau
civile
, madame Louise Bradette, rapportée le 16 mai 2015 dans le quotidien Le Devoir, en marge des 94 es     assises de l’UMQ, 
sous la manchette jouxtant l’image d’une raffinerie de pétrole, « Une bonne préparation fait toute la différence »

« À Montréal, la population peut aussi s’inscrire pour recevoir des mises à jour via SMS, ajoute Mme Bradette. Ceux qui vivent à proximité d’une usine, comme dans l’est de l’île, sont régulièrement mis au courant des risques et de ce qu’ils doivent faire en cas de sinistre. Nous avons également un système de sirènes. Le problème, c’est que, comme il n’y a pas de sinistre de manière fréquente à Montréal, les gens ne se sentent pas particulièrement en danger. Et, malgré nos efforts de communication, ils sont peu nombreux à savoir ce que signifient les différentes sirènes. »
Commentaires d’ICSC-EM sur la déclaration de madame Louise Bradette

1-Eu égard à l’  affirmation de Mme Bradette sur l’utilisation par la population du système SMS, i.e. le Service d’avis à la communauté (SAC), depuis son introduction, celui-ci n’a jamais été mis à contribution à l’Est montréalais de tous les dangers  dans les vérifications / tests de nos systèmes d’alerte dans nos zones à risques technologiques. Qui plus est, des experts consultés mettent en doute la capacité assez  limitée de son nombre de circuits disponibles simultanément vs les complexités populationnelles  du territoire du CIUSSS de l’Est-de-l’île en cas de sinistre, et se questionnent même sur le contexte du contrat accordé par la Ville lors de  l’implantation du SAC.
2-  Eu égard à la crédibilité de  son autre affirmation selon laquelle « …ceux qui vivent à proximité d’une usine, comme dans l’est de l’île, sont régulièrement mis au courant des risques et de ce qu’ils doivent faire en cas de sinistre », il n’y a plus eu de réelles campagnes régulières  de communication des risques au public concerné par le CMMIC-EM  depuis 2006 et l’évènement raté  d’information  organisé unilatéralement  le 27 novembre 2014 par le CSC, tel que rapporté précédemment,  [en haut de la page 3].  Les seules et brèves informations que reçoivent par la poste, en novembre 2012, novembre 2013 et mai 2015 (sauf Anjou),  UNIQUEMENT  les résidents à proximité de maintenant  5 installations à risques d’échappées toxiques disposant de sirènes d’alerte, sont celles qui sont commentées plus bas.
3- Eu égard à la dernière affirmation de Louise Bradette sur les sirènes dans l’Est, 


Conte d'Andersen - Adaptation montréalaise et acoustique CSC 
- elle appuie à sa face même, nos constats à l’effet que OUI, nos concitoyens connaissent l’existence, le son et la routine hebdomadaire (mardi 11h) des tests pour elles-mêmes/bon fonctionnement, des sirènes d’ entreprises membres de l’AIEM , MAIS QUE NONannée après année ils n’entendent pas ou très peu, alors qu'ils sont à l'EXTÉRIEUR, le son particulier déclenché d’alerte toxique, testé pour eux, les « sinistrables », pourtant destiné à leur bon confinement et autres consignes liées. Pourquoi maintenir  ce mensonge habillé « quand la sirène crie, tous à l’abri » ?
2-L’information transmise au public, avant et après  le test du 4 juin 
a)    Celle distribuée par la poste…b)   Celle publiée dans les hebdomadaires de quartier c)    Celle affichée en ligne dans Montréal, « Ville intelligente »
a)    L’information distribuée par la poste…
aux adresses civiques situées dans un quadrilatère de distribution s’intégrant (et même les dépassant) à l’intérieur les limites  des zones d’impact toxique déterminées selon le scénario de conséquence retenu pour l’application des mesures d’urgence, en cas réel d’activation - L’enveloppe contenait  2 documents français-anglais : une lettre-Avis conjoint de l’arrondissement et entreprise(s) participante(s) | un dépliant du CSC 

1)  Analyse de l’AVIS,  comparativement + ou -  avec celui distribué en  2013
       ? orthographe du mot résidants ou résidents ? :    
· Omission des adresses des 2 entreprises, ce qui n’aide pas la compréhension du paragraphe suivant     
    La section Renseignement technique aurait eu avantage à
distinguer chacune des deux usines pour une meilleure compréhension par  chacune de ses clientèles exposées…
  +Bonne idée d’ajouter l’image de la zone -mais tellement   micro-graphique, que l’effet, illisible, est raté, et davantage, avec l’omission de  l’adresse de l’émetteur du gaz toxique…
 La section Renseignements omet le site web de l’arrondissement RDP PAT et celui du CMMIC-EM (concentration plutôt vers le site CSC) aucune information sur l’effet « santé », contrairement aux bonnes pratiques des CMMI.
  + mention du quadrilatère de distribution   

2) Analyse du DÉPLIANT comparativement avec celui distribué en  2013 
Le dépliant 2015 a été modifié par rapport à celui diffusé en 2013. C’est très dommage, puisque la version 2013 contenait  4 paragraphes dont la rédaction était plus pédagogique que les trois paragraphes de la version 2015, dont les propos comprimés apparaissent  aussi « glacés » que le papier sur lequel ils ont été imprimés.  La suppression en page couverture du logo international de la sécurité civile et son remplacement par la « pizza-logo »  de la bureaucratie du CSC de  Montréal, illustre on ne peut mieux, le constat précédent. 


b)   L’information publiée dans les hebdomadaires de quartier | Avant le test
Les hebdos Avenir de l’Est, L’Informateur, le Flambeau de l’Est et le Guide de Montréal-Nord ont tous publié le communiqué émis par le CSC, dont seul le 2e alinéa pouvait varier selon la localisation de l’entreprise participante *A. Tous les autres paragraphes sont identiques : 1-annonce par CSC et six entreprises*B du test de sirènes d’alerte /jour/heure 2-spécification de l’arrondissement concerné et de l’entreprise émettrice, avec mention « [sirène]…pourra être entendue par les citoyens se trouvant dans la zone d’exposition de X mètres de cette industrie » *C  3-aucune mesure particulière à prendre*D 4- c’est un essai technique qui vise 1) le bon fonctionnement des équipements 2) et l’état de préparation de l’ensemble des intervenants en mesure d’urgence*E 5- occasion de rappel essentiel des bons comportements à adopter en cas d’échappée  6-bien que les accidents sont  rares, le risque demeure 7-  Quatre principaux comportements, dont celui de fermer la ventilation *F  8- Référence à l’hyperlien du CSC pour des informations complémentaires*G      

Appréciation
*A –  Erreurs sur l’entreprise participante dans l’Informateur et le Guide : c’était non pas CEPSA,  mais la division Bœuf Mérite de Metro Richelieu, dont la zone d’impact couvre RDP et Montréal-Nord. Leurs lecteurs ont été mal informés.
*B – plutôt 5 entreprises/6 usines, puisque SAPUTO s’est désistée et que 2 usines relèvent de Metro Richelieu
*C –Ambiguïté sur « pourra être entendue » : oui, si on est à l’extérieur, avec absence de vent ou dans le sens d’un vent de 15km  mais non si on est à l’intérieur
*D – Au contraire « d’aucune mesure particulière à prendre par la population », on aurait pu suggérer au public de communiquer avec le 311 par téléphone ou via courriel, si on n’a pas entendu le cri de la sirène - collaboration citoyenne souhaitée du « client » ?
*EQui sont ces intervenants en mesure d’urgence, à part l’opérateur de la sirène de l’usine, le personnel du 911 et du CSC, et des agents de prévention au SIM,  compte tenu qu’il s’agit d’un test et non d’une simulation ?
*F - « fermer le système de ventilation » : consigne difficilement applicable si on n’entend pas la sirène parce que situé à l’intérieur – c’est le cas du CPE situé dans la zone CEPSA, mais ventilé dans le sous-sol de l’église St-Octave.
*G « informations complémentaires dans le site internet du CSC    Cf. plus loin, dans C)
         
 -Après  le test
Seuls les hebdos l’Avenir et le Flambeau vont commenter l’exécution du testL’article du journaliste David Riendeau fait d’abord état du non-déclenchement de la sirène à l’usine de soufre Suncor, puis confirme l’audibilité des sirènes Indorama / Cepsa et Pêcheries Atlantique, angle St-J.-Baptiste et Sherbrooke. Plus loin, au sujet du comportement  de deux personnes présentes  il écrit :

« Les quelques passants abordés par le journaliste de L’Avenir de l’Est ignoraient toutefois qu’il s’agissait de sirène d’avertissement de fuites toxiques.  «Je ne sais pas, ce sont des ambulances, peut-être?», s’interroge Michelle Giordan. Lorsque nous lui apprenons à quoi sert la sirène, la jeune femme se souvient de les avoir déjà entendus à l’époque où elle vivait dans le quartier. «J’ai l’impression que la plupart des gens ne savent pas c’est quoi.» «Je pensais que c’était des policiers, s’exclame Georges Dupuis. Vous venez de m’apprendre que c’était des sirènes d’alerte.»
Sollicitant de deux participants d’expérience,  des commentaires sur l’ignorance des passants qu’il a constatée, le premier [M.H. Vanier, citoyen-expert] lui exprime (…)   « que certaines personnes autour des usines savent reconnaître le son de la sirène, mais que la grande majorité demeure mal informée.  C’est anormal qu’on fasse un test d’audibilité une seule fois par année et qu’on ne demande pas à la population de participer. En gros, le protocole dit : ‘’ne changez rien à vos habitudes’’. Je pense qu’on se prive de la participation des citoyens qui pourraient témoigner s’ils ont entendu les signaux d’avertissement comme ça se fait aux États-Unis et en Europe
Le deuxième [D. Tsingakis, d. g. de l’AIEM] lui donne  son point de vue d’industriel impliqué : «L’idée des sirènes fait partie du processus d’éducation, mais le message prend du temps à passer, parfois par manque de compréhension ou d’intérêt. En tant qu’industries, nous devons persévérer sur l’aspect éducatif tout en travaillant à la réduction des risques.» 
Nous reviendrons là-dessus plus loin, dans la Section 4 –« Nos conclusions »
NOTE sur une importante omission

Sur la base de l’information  incomplète du communiqué émis par le CSC, ni Le Flambeau,  qui
http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/
docs/PAGE/ARROND_ANJ_FR/MEDIA
/DOCUMENTS/ANJOU_04_EXTERNES_
SAPUTO_AMONIAC_SIRENE_FICHE.PDF
couvre aussi Anjou, ni Le Progrès de St-Léonard  n’ont fait état de l’intrigant retrait  de l’entreprise Saputo, alors que l’entreprise avait participé une 1ère fois en 2013 et comptait des représentants au comité de coordination 2015. Pourtant, une fuite majeure  d’ammoniac
(150 ppm) pourrait impacter, jusqu’à 888 mètres, des secteurs résidentiels populeux de ST-Léonard, Anjou, M-H-M (district Louis-Riel) et de larges concentrations commerciales, sans oublier les voies rapides l’A-40 et l’échangeur d’Anjou,  souvent transformées aux heures de pointe en voies « lentes- ou- d’attente ». Leurs usagers automobilistes et leurs passagers composent  ces clientèles  « en transit » dans nos zones à risques technologiques,  et dont ICSC-EM constate test après test, le deni total d’existence par le CSC, et  l’omission  des consignes en conséquence. En témoigne l’absence d’inclusion aux préparatifs et à l’exécution,   du  MTQ, de  la SQ et du SPVM, contrairement aux tests/simulations faites dans les CMMI en région.

Même constat pour les portions  de l’A-40, à Montréal-Est et dans la section Marien-Tricentenaire à P.A.T, qui  figurent également dans les zones  à risques technologiques/toxiques de Suncor *soufre et de Metro-Richelieu/Pêcheries Atlantique *ammoniac.

c)   L’information affichée en ligne dans Montréal, « Ville intelligente »

Examinons maintenant  comment  la Ville de Montréal a informé, électroniquement, « ses clients »-contribuables-« sinistrables » de nos zones à risques. Son vérificateur général Jacques Bergeron a qualifié, le 16 juin dernier, l’état des technologies de l’information de la ville, de « shop informatique de bas niveau » à l’occasion de la présentation de son rapport 2014. Cela vient appuyer les observations qu’ICSC-EM a  publiées en ligne le 10 mai 2015, à propos de très nombreuses et  importantes lacunes constatées lors de la soirée d’information sur le risque industriel dans l’Est organisée unilatéralement par le CSC, le 20 novembre 2014 

La question se pose maintenant,  s’il y a constat de progrès accomplis depuis. Particulièrement,   lorsqu’on examine comment nos concitoyens dans l’Est peuvent s’y retrouver, lorsque l’avis municipal distribué la veille du test les réfère, pour les renseignements élémentaires de « proximité »,  à ville.montreal.qc.ca/csc. Le 3 juin, ce site  « central », indiquait dans sa page principale, les informations déjà distribuées sur le test du 4 juin, avec l’horaire de la journée «…afin de vous permettre de bien identifier quand la sirène sonnera dans votre quartier ».  Sauf qu’à côté du nom de l’entreprise, n’était pas jouxté  le nom du ou des quartiers correspondants. Il fallait faire marcher ses doigts  et retourner à l’alinéa précédent, qui là, invite à consulter l’hyperlien complémentaire,
*le site du CSCtest de sirène !
1.    Cette page contient les six (6) mêmes hyperliens complémentaires d’information générale  qu’au cours du test 2013 – à noter que:
2.    Les composantes spécifiques du test 2015 sont au nombre de deux : - 1)  un tableau-horaire des  6 déclenchements de sirènes -2) une carte 2.0 ESRI sur les « Zones d’impact du test de sirènes 2015 »
                                  i.    MANQUENT les zones d’impact des deux usines de Metro Richelieu à P.A.T. et R.D.P.-MTL-NORD
                                 ii.    Apparait la zone d’impact de Saputo –Anjou- qui, dernière heure, ne participe pas au test 2015
3.     Aucun hyperlien  référant aux fiches techniques et leurs informations -santé mises à jour depuis 2013  par CEPSA et   Chemtrade/Suncor-soufre, alors qu’on affiche encore sur le site du CSC, leurs fiches produites en…2003  alors que celle produite en 2011   par Saputo  n’est pas accessible sur leur site - [fiche 14] -

*Les sites internet des arr. participants dans l’Est – Trois (3)- ont mis en ligne (26 mai) les communiqués suivants :
1.    RDP-PAT 
2.     MTL-NORD      
3.   M-H-M   
À  Montréal-Est : rien d’affiché  sur le site internet de la municipalité  

***NOTE : la banque d’information 311, fournissait  d’intéressantes infos., malgré que les arrondissements ne l’ait pas citée- Oups,Metro Richelieu n’a pas été intégrée dans la mise à jour datant pourtant du 4 juin, 13h39 
  
3-L’exécution du test, le 4 juin
Au préalable >>> excellentes conditions climatiques ce jour-là,  pour l’audibilité





< Élément fourni à ICSC-EM  par INDORAMA PTA  (Cepsa), avec ses commentaires, rapportés plus bas

1)   Les  entreprises en pétrochimie et métallurgie
a.    Suncor – Usine de soufre  | note : le soussigné faisait partie de l’équipe
                                                          d’observateurs de cette usine
Comme on le sait, à 14h08, la sirène n’a pas fonctionné, mais son signal a été reçu à la coordination.  
Cependant, ce qui n’a pas fait l’objet d’un reportage mais qu’ICSC-EM considère très positif, c’est la haute qualité de préparation et du post mortem 2015 à l’usine, tout comme en 2013, sous l’égide de Chemtrade [avant l’acquisition par Suncor]
-      9 observateurs dans 9 emplacements couvrant toute la zone, chacun muni d’un questionnaire-évaluation en 7 points, avec notamment des questions aux passants –un des observateurs disposait d’un sonomètre - Trois (3) citoyens-membres du comité de liaison participaient à toutes les phases du test avec six (6) employés.    
-      L’audibilité des sirènes d’Indorama (Cepsa) et de Pêcheries atlantiques a été qualifiée de bonne partout (à l’extérieur), moins ou perceptible, dans les endroits (nombreux) avec des bruits ambiants atteignant jusqu’à 60 db
-      Les comportements rapportés des passants, en grande majorité, indiquaient qu’ils avaient entendu les deux sirènes à 13h56 et 14h mais qu’ils ignoraient les bons comportements à pratiquer,
à l’exception de clients interrogés chez Patrick Morin (Sherbrooke et 8e avenue),  qui eux, étaient des résidants, et  qui avaient reçu et lu les documents distribués la veille.         
Appréciation
-      Excellente « bonne pratique » à la raffinerie Suncor, qui a cette occasion, a organisé pour une bonne cinquantaine de ses cadres et employés, un exercice de table  sur le cas d’une échappée de gaz toxique à l’emplacement de la raffinerie. Le soussigné-observateur  à également participé [partiellement], à cet exercice. C’était la 1ère fois, depuis l’acquisition de la raffinerie par Suncor, qu’on élaborait les bonnes pratiques pour ce type d’accident industriel. 
-       Excellente l’intention de la direction de l’usine de soufre, annoncée et discutée lors du post mortem,  d’implanter prochainement un système d’appel de groupe pour ses voisins industriels immédiats – rues Broadway, Cherrier, Rivet et Marien-. 
    
b.   Indorama PTA  (CEPSA auparavant) – | note : à la requête du soussigné, le directeur Environnement, qualité et sécurité lui a transmis les informations suivantes :
-      Le déclenchement  a eu lieu exactement au moment prévu. L’audibilité de la sirène, sur le site était excellente    
-      Quatre (4) observateurs, dont un citoyen-membre du comité de liaison, avaient été assignés au bord du périmètre.        
-      Dans 2 des cas, l’audibilité passait de perceptible à bonne, tandis que dans deux autres cas, l’audibilité était bonne.      
-      Si les conditions météo étaient estimées idéales (Cf. tableau ci-haut), celles de bruits ambiants étaient mauvaises, à cause notamment de travaux de construction.       
-      Peu de réactions du public ont pu être rapportées, notamment  dans la partie résidentielle-Mercier-Est- de la zone d’exposition (jusqu’à 1523 mètres), comme par les années précédentes.      
-          Appréciation du répondant industriel :
Constat que les observations sont d’ordre qualitatif parce qu’il ne semble pas exister de protocole de mesure de son pour ce genre de test
-      Il n’était pas en mesure de connaitre les résultats de la rétroaction des agents de prévention qui avaient été déployés
-          Appréciation d’ICSC-EM:
Excellente compréhension, comme toujours,  de cette entreprise avec la participation citoyenne dans son développement durable !
     
* NOTE- le cas CCR – 
ICSC-EM constate une autre  fois l’absence au test des sirènes industrielles dans l’Est, de l’usine CCR du groupe Glencore-Xstrata, dont les détails de sa fiche technique et de sa zone d’impact à une échappée accidentelle de dioxyde de soufre, sont toujours affichés sur le site web du CSC


Pourrait-on connaître les motifs de cette absence ? La quantité de cette matière dangereuse à l’usine ne serait plus soumise au RUE fédéral ? Si la sirène n’est pas requise, quel est le système d’alerte des riverains de l’usine? Pourquoi ne pas avoir communiqué au public, une mise à jour le 20 novembre 2014 ?




2)   Les  entreprises agroalimentaires 
a) Metro Richelieu –division Pêcheries atlantiques  et -division Bœuf Mérite
Elles sont enfin installées et testées avec succès le 4 juin  par l’entreprise Metro Richelieu, dans ses deux (2) usines utilisant de l’ammoniac, ces deux nouvelles sirènes d’alerte dans l’Est, qui n’est pas que pétrochimique et métallurgique. La communication  de leurs risques à leurs  riverains a, sauf erreur, été plutôt assumée  par la ville que par l’entreprise, sans toutefois qu'on procède aux bonnes pratiques du CRAIM et des CMMI, à l’occasion contraignante du test du 4 juin, comme le démontrent les grandes  lacunes suivantes :
****   Aucune fiche technique digne de ce nom n’est disponible sur le site web du CSC, (communication des risques majeurs à la population-EST DE MONTRÉAL)

****  ni dans la carte 2.0 « Zone d’impactpour le test de sirène du 4 juin 2015 » ESRI – POURTANT L’AVIS DISTRIBUÉ AUX CITOYENS  Y RÉFÈRE 

**** bien qu’une partie du quartier RDP (au nord-ouest) soit dans la zone d’impact de Bœuf Mérite (11701 Blvd Albert Hudon - rayon de 335m), l’arrondissement RDP-PAT semble considérer que cette usine ne concerne que la population de l’arrondissement voisin de Montréal-Nord.

****Ajoutons la très mauvaise qualité des  illustrations des zones d’impact des deux usines, publiées dans les avis distribués dans les arrondissements RDP-PAT et Montréal-Nord.

NOTE 1 -Voici  à leur sujet, ce qui apparaît   dans le mémoire des administrateurs-citoyens du CMMIC-EM, transmis le 31mai 2012, pages 12 et 13,  à une commission permanente de la Ville,   appuyant  avec ces exemples, les recommandations du vérificateur général à propos de la piètre gestion des matières dangereuses par le SIM/CSC 
Pêcheries atlantiques /10 tonnes d’ammoniac
 Zone d’impact P.A.T.
  Zone d'impact de Bœuf Mérite / 6 tonnes d’ammoniac: RDP et MTL-NORD
NOTE 2- : Lors du test, à titre d’observateur de l’équipe Suncor-soufre, le soussigné avait été assigné sur le boulevard Industriel, à côté de l’édifice Metro Richelieu /PÊCHERIES ATLANTIQUES. J’ai effectivement bien entendu le cri de la sirène à 13h56. J’en ai profité pour aller interroger une équipe de six (6) travailleurs d’un sous-traitant en horticulture qui s’affairaient sur le terrain de la compagnie. Ils ont dit avoir bien entendu la sirène (malgré que le bruit industriel ambiant sur la rue dépassait certainement 65 db), d’autant que Metro les avaient informés de l’exercice. Mais pas plus. Personne ne savait le comportement à suivre en situation réelle, et personne ne savait pourquoi une sirène d’alerte était installée là, ignorant la présence d’ammoniac et ses effets. Mêmes constats  chez une autre équipe de douze (12) travailleurs d’un sous-traitant en travaux d’asphaltage, à 30 m de celle-là. Leur contremaître, lui, en savait davantage, à cause de sa formation en santé-sécurité, mais tous ses autres collègues ignoraient jusqu’à la notion même de mise à l’abri, en cas d’échappée toxique, parce que selon eux, lorsqu’on entend une sirène d’alerte, on évacue.

b) Saputo –
                  Nous avons déjà commenté plus haut   la désolante absence de l’entreprise Saputo au test du 4 juin. Nous avions aussi commenté sa participation au test 2013, dans 

"ICSC-EM publie les résultats de son alerte citoyenne"   ET L'ALERTE CITOYENNE SUR LE TEST DE 3 SIRÈNES INDUSTRIELLES LE 21 NOVEMBRE  

Cependant, nous nous devons de mentionner la transparence de l’entreprise et de l’arrondissement d’Anjou, qui maintiennent dans le site web de cet arrondissement, toutes les informations utiles aux Angevins  au sujet des risques liés à la gestion de l’ammoniac par Saputo.            
Cf.   sous-onglet Mesures d'urgence | Programmes | Sécurité publique

4-Nos conclusions

SECTION dont la rédaction n’est pas terminée au 12 juillet 2015. Paraîtra en début d'août.